D'un certain tourisme à la mexicaine

D'un certain tourisme à la mexicaine
Je reviens d'une semaine de voyage dans le centre avec ma classe d'histoire, ce qui m'a permis en plus d'approfondir des liens et de redécouvrir des villes que j'avais bien aimées en janvier, de connaitre, amusée, une certaine conception du tourisme qui, vous vous en doutez si je vous en parle, n'est pas forcément celle à laquelle j'adhère...
J'ai donc découvert qu'on pouvait passer plus de temps dans les boutiques de souvenirs pour s'acheter des babioles et des t-shirt que dans les musées (dont il n'est pas nécessaire de lire les panneaux explicatifs). J'ai vu qu'il était possible de revenir d'une semaine de voyage avec le double voire le triple de volume de bagages car les souvenirs achetés se rapprochent plus du monument que du porte-clefs. J'ai essayéde concevoir qu'il était indispensable d'emporter au moins 4 paires de chaussures, l'intégral de la trousse de maquillage, tout l'attirail pour relever les cils ou aplatir les cheveux et autres produits de beauté en tout genre pour visiter une région étrangère. J'ai cligné des yeux à cause de 36 000 photos de groupe devant les fontaines, les escaliers, les colonnes des théâtres, les point de vue, les statues, etc, pour de prouver que j'y étais moi aussi.

Je ne me risquerait pas à interpréter ces faits à fin d'une étude sociologique. Au delà de ces petits détails qui m'ont donné le sourire, ces cinq jours à Querétaro, San Miguel de Allende, Dolorés Hidalgo, Guanajuato, Zacatecas, Guadalajara, Morelia, villes coloniales parcourues au pas de courses, ont été très agréables.
Et les photos ? J'ai encore un souci d'ordi qui me fait craindre une fois de plus pour tous mes documents stockés dans ma machine. Un jour peut être, des photos réaparaîtront sur ce blog....

# Posté le dimanche 08 juin 2008 21:26

Modifié le jeudi 21 août 2008 15:48

Une journée à Villa Rica

On en parlait depuis le début de l'année, de cette plage. Profitant du dernier week end de Gwen et Emmanuel au Mexique avant de s'envoler pour le Canada, nous sommes partis vendredi dernier en expédition à Villa Rica, à environ 2h de Xalapa, pour passer une journée tranquille sous le soleil et faaaaace à la meeeeer (toute ressemblance avec une célèbre chanson est purement fortuite).

Comme il n'y a pas un seul arbre à proximité de la plage susceptible d'offir un peu d'ombre, l'option que l'on nous propose est bien évidemment de louer une sorte de petite cabane (enfn plutôt un toit en feuilles de palmiers) pour 100 pesos. Que nenni ! En vrais aventuriers nous allons construire nous même notre abri, à l'aide de paréos et de mon poncho tendus entre les branches dénichées par Tarzan-Emmanuel et Tarzan-Coloc-Davy. Equilibre précaire, mais résultat satisfaisant, et nous en sommes fiers, héhé !

Nous passons un bon moment dans l'eau à température idéale, à barboter comme des gamins, à (essayer de) flotter (je ne vise personne ;)), à prendre le (des coups de) soleil. Avec des empanadas au poissons (manillia?) délicieuses en guise de déjeuner pour couronner le tout, que demander de plus?

Avec Coloc Davy sur le chemin du retour, nous sommes pris en stop par une dame extrêmement gentille mais également fervente catholique quelque peu portée sur le prosélythisme. Accompagnée par les chants religieux qui jaillissent telle une source d''eau vive :) de son autoradio, elle nous louera les oeuvres de Dieu dont elle est époustoufflée par le sens artistique, nous dit-elle. Elle a raison, les bougainvilliers sont particulièrement magnifiques en ce moment. Elle accompagne ses exclamations devant l'abondance de la région de grands gestes, pendant que je regarde anxieusement la route, chaque mouvement étant accompagné d'un coup de volant prononcé. "Mango, tamarindo, ganado, leche, queso !!!!!" (mangue, tamarin, élevage, lait, fromage !!!), énumération qui se termine par un "youhouou !" plein d'enthousiasme. Elle nous dépose devant le terminal de bus, et nous laisse amusés de cette rencontre avec une femme énergique et reconnaissante qui respire la joie de vivre.
Une journée à Villa Rica

# Posté le vendredi 30 mai 2008 13:17

Modifié le vendredi 30 mai 2008 13:54

La mojiganga : 14 y 15 de mayo en Saltabarranca

La mojiganga : 14 y 15 de mayo en Saltabarranca
Tous les ans a lieu cette fête patronale traditionnelle dans le village de Carlos (là où j'ai passé le premier de l'an), en l'honneur de San Isidro Labrador (saint Isidore Laboureur). Pour cette occasion, sont construites de grandes figurines. La base et le squelette sont constitués de canne à sucre, et les structures sont recouvertes de papier mâché puis décorées selon l'imagination des équipes. Il s'agit en effet d'un concours, plusieurs milliers de pesos sont offerts à qui remportera l'adhésion du jury et sera désigné meilleure figure. Mais attention, il ne s'agit pas seulement d'avoir des mains habiles, il faut également une bonne condition physique, car le jury note également .... la danse de la figure ! C'est la manière qu'ont les 15 ou 20 personnes qui la portent de bouger ensemble pour donner vie à la structure. Au son de la même musique, la même chanson qui tournera en boucle pendant des heures (et qui reste aussi inévitablement dans la tête pendant des heures), les porteurs des figurines accompagnés de ceux qui se joignent au défilé paradent en dansant dans les rues de la ville (enfin, du village mais comparé à Belligné c'est déjà grand;)). Il y avait entre autres un traineau de Père Noël, un gros moustique, un tracteur rouge, un bateau qui s'allumait et lançait des pétards, Mickey et Dingo en pompiers arrosant tout le monde, et nous on a dansé pendant 3h derrière une grosse grenouille qui sautait à l'aide d'une poulie. C'est Mickey qui a gagné, bouh !

Ce concours fait malheureusement de l'ombre aux figurines traditionnelles à l'origine de la fête. Les grandes poupées, les cheveux au vent, venant en tête du cortège pour chasser les mauvais esprits, sont construites à l'aide de bois léger, papier journal, le tout recouvert de bandes de "papel chino" (dont je ne retrouve pas la traduction exacte...vous savez, on peut faire des ombres chinoises en couleur avec ce papier...). Suivant le même procédé, il a aussi été fabriqué pieuvres, avions et bateaux très colorés.

Un autre aspect de la fête : les taureaux ! Il s'agit de cette sorte de boite, toujours en papier mâché, représentant... un taureau (sans blague), enfilée par quelques courageux qui vont le faire "danser" et jouer au ... taureau (re sans blague), en faisant semblant (et pas que semblant quelque fois) de foncer dans les gens. Ha ha ha... Un prix est décerné à celui qui a le mieux réussi à faire danser son taureau. Pour la photo, Carlos s'essaye à la manoeuvre.

Le lendemain, pour ceux qui ne sont pas en train de cuver (parce que la fête est bien évidemment l'occasion d'une grande beuverie), on revient au coeur et à la raison même de la fête avec la procession. Même si de moins en moins de personnes font l'effort de parcourir les rues derrière la statue de San Isidro, il est de coutume, au son de la fanfare, de présenter le saint paysan aux quatres coins de la ville et plus particulièrement aux endroits symboles de l'activité agricole de la commune (comme le champ près de la première usine qui a traité la canne a sucre), avant de revenir vers l'église. Si ça vous intéresse je vous raconterai la fabuleuse histoire d'Isidro...une autre fois.

J'ai encore une fois beaucoup apprécié de découvrir une fête mexicaine, bien spécifique ici puisque patronale et liée uniquement au village (même s'il existe d'autres "mojiganga", différentes, dans d'autres lieux). J'ai retrouvé cette diversité des styles, ce pot pourri intergénérationnel et multiculturel qui me fait aimer ce pays. Un mélange de religieux à l'origine, des croyances populaires qui s'y greffent, des figures traditionnelles, d'autres plus récentes qui ont marqué le renouveau de la fête il y a une quinzaine d'année, une musique locale également très ancienne qui cotoie cependant la pop, le reggaeton, ou un concert de Madonna sur écran géant pendant toute la soirée !!!

photos : Les figures traditionnelles en haut à gauche, le taureau, et les nouvelles figures en bas.
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# Posté le mercredi 21 mai 2008 21:57

Modifié le mercredi 21 mai 2008 23:39

Avoir 20 ans au Mexique

C'est une expérience assez originale de passer le cap des 20 ans à des milliers de kilomètres de sa terre natale. Je ne pense pas être sujette à la crise qu'ont ressentie certains à l'approche du chiffre fatidique, pas d'énorme coup de blues ou de sentiment de responsabilité pesante et soudaine, j'avoue au contraire que c'est plutôt un âge qui me plait bien. Malgré l'éloignement, cette petite petite note exotique d'une fête en pays étranger donne une saveur unique à ce passage.
Une fin de semaine d'anniversaire équilibrée entre grosse fête à la mexicaine et moments tranquilles avec les amis les plus proches. Un dîner savoureux avec Emmanuel (21 ans aujourd'hui même), Gwen et Davy grâce à une recette de pâte délicieuse et une cuisine à 8 mains. Des bougies-allumettes soufflées à deux au son des "mañanitas" (le "joyeux anniversaire" local) sur des "pingüinos", sorte de madeleines au chocolat qui feront office de gâteau d'anniversaire. Une soirée internationale à la maison en compagnie des amis et des amis d'amis d'amis comme on sait le faire ici, entre salsa, rock mexicain et chanson française, entre délires et papote sur les fauteuils jusqu'à 5h du mat'. Le gros ménage ensuite (^^). Les petites attentions diverses, d'une salopette-souvenir aux Ferrero Rochers, en passant par des cartes ou des mini images. Le dimanche "initiation à la cuisine mexicaine" avec Angie qui m'apprend à faire des empanadas. Elles se révèleront excellentes à notre grande fierté. Le vrai gâteau d'anniversaire ananas-noix de coco offert par Alex et Davy le jour même. Une soirée qui se termine à la taqueria de Coapexpan. Me la pasé muy bien ! Un grand merci à tous ceux d'ici...
... et un grand merci à vous tous de là bas aussi, qui avez réussi à être présents malgré la distance, et ça c'est le plus important. Par une carte postale, un coup de téléphone, un e-mail, un message sur msn ou un bouquet envoyé qui a vu ma larmichette (et oui j'avoue :) ), vous avez fait en sorte que je me sente avec vous aussi. La douce saveur particulière de cette année vient aussi de ces petits signes précieux.
Avoir 20 ans au Mexique

# Posté le dimanche 18 mai 2008 15:33

Tulum

Tulum
Tulum est la seule cité maya construite en bord de mer. Cela donne une ambiance particulière au site, qui ne se caractérise pas par de grandes pyramides comme à Uxmal ou Chichen Itza, mais par sa fonction de forteresse, avec ses murailles qui ont vu débarquer les Espagnols au XVIe siècle.
J'ai visité ces ruines sac au dos (trop tard pour le laisser à la consigne), en compagnie d'Ali, qui étudie à Chicago mais est originaire d'Inde, d'un papa indien et d'une maman japonaise qui se sont rencontrés au Brésil... Il y a des histoires familiales qui ont un goût d'international !
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# Posté le vendredi 16 mai 2008 16:31

Modifié le vendredi 16 mai 2008 17:40